Regarder par la fenêtre. voir que le monde à changé.

Il n'y a plus de lumières. les reverbères ont cessé d'éclairer. la rue est sombre, sale. Parfois, un chat la traverse furtivement, sans se retourner, fuyant une angoisse invisible, tapie quelque part, dans les replis de l'obscurité. 
Les choses semblent s'être ternies. L'éternel à cessé de s'éterniser. Le ciel n'est plus infini et les nuages s'y sont figés. Au loin se fait entendre le chant suave et mélancolique d'un grillon.
Les marquages blancs de la route se sont peu à peu éffacés pour ne laisser plus qu'une fine pélicule fantômatique cisaillé le goudron. Les plantes ont envahi les trotoires. Les poubelles débordent, les déchets qui en dépassent semblent scultés dans la cire.
Le soir est triste. Une lointaine chanson à l'air triste se joint a la complainte de l'insecte. 

Il suffit de juste regarder par la fenêtre. Les choses ont l'air plus simple. Le monde à changé.

Peut être est-ce dans l'ordre des choses. Les paroles que je n'ai cessé de murmurer ont choisi l'infinité. Je suis dans une vitrine. Quelque que soit l'heure du jour de la nuit. Qu'il pleuve ou que le soleil resplendisse, le temps est le même. Je subsiste derrière les carreaux glacés et je vois mon monde dépérir, dans la plus sobre des frivolités. Un rat sort d'une plaque d'égout éventré et se réfugie sous un contenair. Quelques nuages d'une noirceur maladive commencent à s'amonceler à l'Est. Il pleuvra encore cette nuit. J'ai cessé d'espérer. j'ai cessé d'y croire. J'attend que le temps passe. Mes souvenirs s'amoncèlent.
Il n'y a plus grand chose à regarder. Je connais déjà cette contrée.

J'ai effleuré le verre de mes doigts glacés et j'ai senti l'étreinte de ce ciel glacé.

Il est tard et je devrais aller dormir. Qui sait, peut être demain, aurais-je cessé de rêver.
Le monde à changé. Refuser cette réalité revient à se comdamner.